de Benjamin Décosterd, (initialement) pour se lever à 8h20

Auteur/autrice : 9h20 Page 68 of 70

Il y aurait certainement des choses à écrire

Oui, il faut continuer à rire, à aller à des concerts, à boire des verres en terrasse. Oui, il faut être Paris, Berlin, Manchester. Il faut revendiquer notre liberté, dire notre peine et avouer nos craintes. Mais cela ne doit se faire aux dépens de personne.

Souvenons-nous qu’il n’y a pas de “eux” qui attisent la haine, il n’y a que “nous tous” qui n’arrivons pas à vire ensemble.

C’est peut-être complètement niais, mais je crois que l’essentiel est là : essayer de comprendre le problème plus loin que le bout de sa peur, sa haine, ses victimes et son attentat.

Et ne pas rajouter trop de confusion aux grandes rumeurs du web. Rumeur au sens premier du terme : ensemble confus de bruits, de sons, de voix provenant d’un lieu où de nombreuses personnes sont rassemblées.

Il y aurait certainement des choses à écrire mais parfois il vaut mieux se taire.

A demain.

Dis, t’as où la quatorzièuuume ?

Malgré une actualité chargée ce week-end, en Suisse et dans le canton de Vaud, nous ne parlerons pas politique. Comme disait Nadine de Rothschild, entre deux orgies pas mondaines du tout : “On ne parle pas politique le lundi matin, bande d’enfoirés.” 

Donc parlons de sport et de la finale de la coupe de Suisse, qui aura lieu jeudi à Genève. Pour ceux qui n’y connaitraient rien, sachez que Sion jouera face à Bâle pour tenter de déjouer les pronostics et gagner une 14ème coupe, en 14 finales.

Et cela risque d’être aussi compliqué que de retranscrire l’accent valaisan dans un titre de blog, parce que Bâle domine le football suisse outrageusement depuis une quinzaine d’année. Pour continuer à gagner en finale, les Valaisans devront être aussi opportunistes qu’Isabelle Chevalley, posant fièrement avec sa veste de stadière et son UDC de secours.

Les joueurs sédunois pourront néanmoins compter sur le soutien de leurs supporteurs, qui risquent bien de se déplacer en masse à Genève. C’est assez rare : la dernière fois c’était en mars pour le salon de l’auto et le stand Subaru.

L’accueil de ces fans risque d’être compliqué, notamment en matière de sécurité. En effet, les supporteurs de Sion détestent ceux de Servette, qui jouent habituellement dans le stade de la finale. Une méthode toute trouvée par les Genevois pour détruire leur stade – qu’ils ne supportent plus – à moindre coût, tout en touchant l’assurance.

A propos d’assurances, et pour tous ceux qui seraient en train de se dire :

“ÇaM’intéressePas,MaisQu’OnLeurDonne22ballonsÀCesBolossJ’aiJamaisComprisLeHors-JeuMaisJeM’EnFoutsPasMal.”

Je souhaite vous rassurer puisque bientôt, tout cela n’aura plus rien à voir avec du sport. On commence par le nom de cette compétition, ressemblant furieusement à celui d’une assurance, mais qui évidemment n’est pas celui du sponsor principal : L’Helvetia Coupe de Suisse. Oui, l’ordre des mots a dû être tiré au hasard. Ou alors il a été choisi de l’autre côté de la Sarine et nous permettra de conclure cet article sur ce constat (qui pourrait même faire office de pronostic) :

Le foot est un sport qui se joue à 11 et à la fin, c’est toujours le Suisse Allemand qui gagne.

Cannes rime avec cul(ture)

Et oui, cher lecteur, enfin un post un peu consistant sur ce blog.

En très sérieux observateur de l’actualité géopolitique, il me semblait évident de parler du Festival de Cannes. Où je ne suis pas et dont la plupart d’entre vous se foutent pas mal. Mais c’était ça ou un sujet moins drôle, comme l’histoire de cette femme qui a les mêmes problèmes que ma copine :

Bref, le festival de Cannes. La grand-messe du cinéma, où ceux qui n’y sont pas sont occupés à attendre le titre du film vainqueur, alors que les festivaliers semblent y être simplement pour se défoncer la bobine. A part à l’ECAL, on avait jamais vu autant de drogués faire semblant de s’intéresser au cinéma.

Une fois le palmarès connu, il sera important pour nous, Romands lambdas, de regarder le film primé aussi vite que possible. Ainsi, comme moi, vous éviterez de passer pour un con dans une discussion sur ce qui est branché ou pas, avec des buveurs de Spritz (la recette est simple : environ 1dl de Spritz + 2dl de glaçons pour le croquant + beaucoup de sel dans l’addition) sur une terrasse validée dans l’épisode précédant de ce qui est branché ou pas.

En attendant de savoir, on va évidemment parler cinéma et culture jusqu’au 28 mai. La preuve :

Mais bien sûr que non ! Chaque année, les médias se contiennent en parlant de look de stars et de robes, jusqu’à ce que l’une d’entre elles ait un accident de nichon visible.

Adieu la retenue ! Tout le monde a le buzz qui pointe et les médias s’emballent. Pas étonnant qu’après on ne se rappelle pas de la palme d’or, l’année où Sophie Marceau a montré son sein gauche.

Tout cela me fait surtout me demander quand est-ce que l’on verra les couilles d’un acteur sur le tapis rouge et le traitement de cette news. Même s’il est vrai que Robin Wright n’avait pas de soutien gorge (voir la news du milieu dans l’image précédente. Et je sais que c’est vrai parce qu’un pote a vérifié en cliquant et me l’a dit), on est pas prêts de voir des dépêches titrées :

Jonathan Lambert sans slip, Michel Boujenah sexy (lol) et survolté.

Bien évidemment, j’arrêterai de tenir ce genre de discours, dès que j’aurai l’occasion d’aller au festival de Cannes. Se shooter aux anxiolytiques avec Michel Boujenah, une coupe de champagne à la main, calme les révolutions les plus virulentes, j’en suis sûr.

Cela dit, loin de moi l’idée d’être jaloux. Cette semaine, nous aussi nous avons eu droit à un sacré cinéma :

SUPERMAN

MISTER BEAN

FAST AND FURIOUS

A lundi !

 

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