de Benjamin Décosterd, (initialement) pour se lever à 8h20

Auteur/autrice : 9h20 Page 65 of 70

Et plus si affinités

Après 38′700 caractères, 16 posts, 10 images et une vidéo nous voilà au terme de ce mois de rédaction matinale. J’écris donc ce 17ème article avec un pincement au clavier et la larme à l’écran. En grand analyste de l’actualité géopolitique, je vous avais parlé des gouttes contre le rhume, du snooze de mon iPhone et des festivaliers de Cannes qui étaient aussi chargés que des étudiants de l’ECAL. Bon, j’avais aussi parlé d’Isabelle Chevalley (lol) et je m’en excuse. En résumé, on était bien, tous ensemble, à 9h20, non ?

MAIS OUI ! VousCroyiezVraimentQu’OnAllaitS’ArrêterEnSiBonCheminLesAmis ?! Je sais pas vous, mais moi je me réveille à peine. Et je boufferai bien du blog au petit-déj’, c’est dire ! Tenir un mois seulement, ce serait un truc de petit joueur, ou d’éjaculablogueur précoce.

Non, ce qui aurait vraiment de la gueule ce serait de faire ça pendant… une année. Alors, allons-y, soyons fous ! Malgré mon enthousiasme, je vous vois déjà vous dire : on va vraiment se farcir ses partages d’articles TOUS les matins ? 

Et bien non, parce que cette plus longue durée impliquera parfois des posts qui pourraient se résumer à un GIF. Comme par exemple celui-là, qui pourrait faire référence aux dernières décisions de Trump, à la défaite de Timea ou à la mort clinique de mon ordinateur :

Publié à l’origine par humorinrecovery

Mais il y aura chaque matin quelque chose et je l’espère deux à trois articles conséquents par semaine : c’est ceux-ci que je partagerai.

Il y aura aussi d’autres formats. Interviews – langage des signes – vidéos – reportages – signaux de fumée et j’en passe. Et puis ce serait dommage d’être seul. Il va y avoir des auteurs invités. J’espère que ce sera des moins doués que moi, sinon ça risque de m’énerver. D’ailleurs si vous avez des idées, sentez-vous libre de me les envoyer, parce que plus on est de fous, plus on rit.

N’y voyez là aucun narcissisme ou exhibitionnisme, juste une envie de tester des choses, d’écrire chaque jour et de garder le cerveau alerte. C’est pour moi, mais c’est vous qui en tirerez du bénéfice, avec du contenu gratuit. Un peu comme si ma copine se découvrait une passion pour faire le ménage chez moi (Maude ?) ou Apple pour les soldes.

A ce propos, mon ordinateur est officiellement décédé. A cause de – je cite le réparateur et je vous vois venir avec vos insinuations salaces – “la présence d’un liquide collant sur la carte mère et la prise d’alimentation.” Alors déjà c’est pas moi, c’est un pote. Et je n’ai aucune idée de la manière dont des gouttes de whisky (parce que le scotch, ça clolle) auraient pu :

  1. Entrer dans ma valise
  2. Accéder à la housse de protection de mon ordinateur
  3. Ouvrir la fermeture clin d’œil en un éclair (ou l’inverse, ça marche aussi)
  4. Se faufiler dans la prise de recharge
  5. Bousiller la carte mère (alors qu’on avait dit “pas les mamans”)

Le tout sans laisser de trace sur mes habits. Bref, vous l’aurez compris, je vais devoir racheter un ordinateur. Je réitère donc ma proposition de rein à vendre. Surtout pour les propriétaires de journaux (indociles ou pas, je suis un chroniqueur facile) de radios ou de télévisions : si vous cherchez un rein (ou des chroniques), je suis dans les parages.

D’ici-là, je vous souhaite un excellent week-end. Si vous êtes malade, soignez-vous, soit avec Batman, soit avec le gobage de poissons (ou peut-être des nouilles dans le slip) :

A lundi !

Roland, Stan et Timea

Chers amis, nous voilà de retour dans des conditions descentes. Alors qu’hier, j’ai dû lutter contre le correfleur auto mastic de mon iPad, j’ai aujourd’hui un ordinateur pour écrire.

Ne vous réjouissez pas trop vite, il ne s’agit pas du mien qui irait mieux. Il est dans la ferme magique où les ordinateurs jouent dans les prairies, tous ensemble (même PC et Mac) et sont heureux. Dans “5 à 7 jours ouvrables” je saurai ce que va me coûter sa réparation. Mais je sens que si quelqu’un cherche un rein, il peut déjà me faire signe.

Bon, qu’est-ce qu’on a ce matin ? L’actu est franchement déprimante, alors parlons sport : avec Stan Wawrinka et Timea Bacsinszky, on pourrait croire que l’on va cartonner au Scrabble, mais c’est bien au tennis que ces deux sont très forts. Et on peut dire qu’ils ont quelques points communs.

Stanislas Wawrinka et Timea Bacsinszky, comme les serial killers, auraient pu être n’importe qui. Votre voisine ou votre épicier, votre mère ou votre chat, pourquoi pas ? Oui, ces deux ont tout des gens réels, concrets, qu’on peut encore croiser en allant acheter un livre chez Payot ou en prenant une cuite au XIII (je vous laisse deviner qui fait quoi).

Ils ne sont pas les meilleurs au classement, ne gagnent pas toujours et ont parfois le mental fragile, même si depuis le début de la quinzaine, ils semblent aussi inarrêtables que des hand spin… MAIS POURQUOI EST-CE QUE TOUT LE MONDE NE PARLE QUE DE ÇA ? ET POURQUOI EN RAJOUTERAIS-JE UNE COUCHE !? BENJAMIN, STOP !

Leur réussite, plus tardive que celle de Federer (qui remporte Wimbledon à 22 ans… Age auquel on est plus susceptible de gagner une chlamydia. Enfin, je dis ça mais c’est un pote qui l’a eue) et dans l’adversité a contribué à les rendre plus humains. Timea a perdu une fois en demi-finale de Roland Garros, en 2015. C’était face à Serena Williams et c’était très rageant. (”A ça Monsieur ! Mais à ça !” **Geste de deux doigts très rapprochés, comme si on pinçait un téton, ou du sel**). Le genre de match qui forge un parcours et qui risque bien de devenir un lointain souvenir, une fois que la Lausannoise aura gagné un tournoi majeur. On sent bien qu’elle n’est pas loin de basculer dans une autre dimension et de franchir un cap. Comme pour Stan et sa double confrontation contre Djokovic en Australie : une défaite épique en 2013, puis une victoire héroïque un an plus tard). On se réjouit que cela arrive.

Parce que ceux qui ont galéré pour y arriver sont souvent les plus attachants : Peut-être pas les plus doués de leur génération, ils en veulent plus que les autres. Et ils savent que cela paie. Au moment où Stan a soulevé le Trophée des Mousquetaires à Paris pour la première fois, on pouvait voir toutes les émotions possibles dans son regard, sauf une : la surprise. Oui, il savait que ce deuxième titre du Grand-Chelem était mérité. Il sait aussi que le talent ne remplace ni l’acharnement, ni la sueur et que l’efficacité est parfois plus belle que l’esthétisme.

Les titres et la gloire ne sont pas une finalité, seuls comptent le chemin et le travail effectués. Il suffit de regarder le bras de Wawrinka : Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better. (C’est du Beckett, c’est vous dire s’il a du goût.)

Oui, Wawrinka et Timea, c’est la Suisse qui travaille dans l’ombre, longtemps et patiemment en attendant que cela paie. C’est le monsieur triste qui supporte encore son boulot de caissier, c’est la dame parfois ronchonne qui nettoie vos rues, c’est moi quand je n’ai pas le moral, c’est vous quand vous allez bien. C’est un peu tout le monde. Voilà pourquoi, si tout se passe bien d’ici à dimanche, tout le monde risque d’être content.

Post planifié

Oui, ce matin je triche. Pour une fois. Et cela n’a rien à voir avec une éventuelle flemme ou une l’envie de rereprolonger mon week-end de Glandecôte (irais-je en enfer pour cette contraction?) passé sur les rives du Lac Majeur, entre Tessin (sans mauvais jeux de mots, Maude) et Italie.

Effectivement, je dis “pour une fois” car je me lève chaque matin pour écrire, même si beaucoup de mes amis semblent douter de la chose, pensant que je programme bassement mes posts le soir d’avant. Rappelez-vous que ce mois de rédaction a pour seul but de me faire démarrer la journée (et également, dans l’ordre, de : M’amuser – Me faire repérer par les dirigeants de Tamedia – Me voir proposer le post de rédacteur en chef du 24Heures – Rebaptiser le journal “Le papier de 24h20” – Ecrire du bien de moi pour un lectorat bien plus vaste – Etre élu au Conseil d’Etat – Make Canton de Vaud great again – Accéder au Conseil Fédéral – Gagner la bataille des pouces contre Donald Trump – Faire un selfie avec Justin Trudeau – GOUVERNER LE MONDE).

Pour prouver ma bonne foi, j’ai même hésité à faire un live Facebook, un matin, pendant la rédaction de mon article. Mais je ne trouve pas d’intérêt à vous montrer les secrets de la création de quelque chose qui – au final – n’a rien de palpitant. Est-ce que quelqu’un a déjà demandé à voir la sextape de des parents de Christine Boutin au moment de sa conception ? Non. Bon et bien là, c’est pareil. Croyez-moi, mes textes sont frais du jour.

Bref, tout cela pour dire que ce matin, j’ai un peu triché. A l’heure actuelle, je suis certainement chez Mémoire Vive, à Lausanne. Mon ordinateur n’a pas supporté ce week-end de congé et ne s’allume plus. Prions pour que Donato Mottini, le patron, soit d’assez bonne humeur suite à la victoire de Timea (qu’il sponsorise) pour m’offrir un Mac, en échange d’une place de “Ministre des MacBooks et du Spritz” une fois que je serai gouverneur du monde. Ou prions pour que mon ordinateur se rallume. C’est d’ailleurs ce que je dois être en train de faire à l’heure actuelle devant le réparateur ravi d’aider quelqu’un d’autre qu’un retraité ne comprenant vraiment pas “comment on peut ouvrir une fenêtre avec un ordi, c’t’équipe ?”

Bref, inutile de vous préciser que ma journée de travail s’annonce compliquée.

Mais je ne comprends pas que mon portable n’ait pas aimé le week-end : le nord de l’Italie et le Tessin sont des endroits magnifiques, remplis de restaurants délicieux, de vins à tomber par terre et de vieux touristes allemands en chaussettes et sandales. Cela dit, je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, au risque de finir par tourner en dérision (saurais-je écrire autrement un jour ? Et irais-je en enfer pour cela ?) ces quatre jours en amoureux.

Je terminerai par cette réflexion de deuxième grappa du lundi soir, comme un clin d’œil au peuple de Genève :
Chers amis Vaudois et Valaisans, allons au Lac Majeur au moins une fois dans notre vie. Ce n’est pas le Léman, mais cela fait un bien fou de voir un lac au bord duquel il n’y a pas de Genevois.

Page 65 of 70

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén