de Benjamin Décosterd, (initialement) pour se lever à 8h20

Auteur/autrice : 9h20 Page 62 of 70

Tous aux cyberabris !

Depuis hier, l’internet mondial tremble, victime d’une cyberattaque. Non ce n’est pas Francis Lalanne qui vient de sortir un nouveau clip, ni 20secondesDeBuzz.ch qui publie un article intitulé : “Cet homme remarque que personne n’a appuyé sur le bouton, au feu rouge. Sa réaction est juste bouleversante ! (La 7 va vous surprendre.)”

C’est bien un rançongiciel – une contraction que Yann Marguet vous expliquera mieux que moi – qui agite le web. Alors que l’apocalypse digitale semble approcher, la Suisse est relativement épargnée, puisque la seule victime connue de ce chiantirus (contraction de chiant et de virus) est Admeira, la régie publicitaire de la RTS. Si ça se trouve, les hackers leur ont demandé une autre rançon que les 300 dollars cités par les médias. Par exemple, arrêter d’engager le même comédien pour doubler les publicités suisses-allemandes.

Cela dit qui peut être sûr qu’il ne se fera jamais pirhacker (vous l’avez ? Je sais ça devient pénirelouchiant) ? Ici, je crois que vous êtes en sécurité, dans l’abri antiatomique du web romand où il n’y a rien à voler et où on se raconte des histoires en attendant que la tempête et la caravane passent, pendant que l’antivirus et les chiens aboient.

PS : Chers hackers, si vous lisez ce texte, j’espère que sa piètre qualité vous dissuadera de vous attaquer à mon blog. En même temps, ce n’est pas si facile de trouver un sujet par jour, essayez et vous verrez. Et puis, vous changez de virus chaque matin, vous ? Si vous voulez tout de même pirater mon blog, envoyez-le à France Inter, ou à Thierry Ardisson, on ne sait jamais.

Nous allions chaudement

Après cette longue vague de chaud, nous voilà de retour à une météo un peu plus normale, avec un peu de bronzage en plus et certainement quelques grands-parents en moins. (Intro impressionnante de profondeur et d’analyse, non ? Vous qui êtes peut-être habitués au Monde Diplomatique, je suis sûr que ça vous coupe le sifflet.)

Mais assez parlé de soleil et de chaud, tout le monde l’a fait jusqu’à hier et je n’aurai certainement rien de plus drôle ou pertinent à ajouter. Tout cela parce que la fin de ma semaine passée était comme la France de 1943 : c’est à dire très occupée. Et pendant ce temps, tous sont venus éponger, à grand coup de chroniques, statuts Facebook et autres tweets, les gouttes de créativité qui perlaient sur le front de mon inspiration.

Et me voilà, arrivant après tout le monde, comme le cheveux sur la soupe ou le poil pubien dans le pot commun de Sportusal d’une équipe de football junior. (D’ailleurs pourquoi y a-t-il toujours un poil pubien dans ce pot de Sportusal, demandez à vos potes ? Peut-être appartient-il à la chaussette noire qui disparait de la lessive. OH Humanité, tu as encore tant de mystères à nous révéler, comme la construction des pyramides, la vie privée de Darius Rochebin, l’utilité du Cottage Cheese* ou les raisons du succès de Brigitte Rosset.)

Mais reprenons : Me voilà donc mardi, seul face à mon écran, cherchant désespérément à rafraichir cette imagination qui a encore le slip qui colle.

Alors comme tout le monde, je me plains. Qu’il fasse chaud, froid, tiède, orange (?), ou suranné (j’adore ce mot), nous n’arrêterons pas de nous plaindre. Un peu pour trouver des choses à nous dire et surtout parce qu’il est plus simple de cacher nos problèmes derrière quelques nuages plutôt que de nous avouer que parfois c’est simplement notre moral qui est orageux. Si le problème est trop persistant, parlez-en à un psy, ou à Philippe Jeanneret.**

A demain !

* : #ToiAussiMangeDuSagexHumide

** : Je le rappelle, nous l’apprenions il y a une semaine : cet homme a un blog sur la météo. Avec des articles comme “Les situations de gel se suivent mais ne se ressemblent pas.” L’occasion de suivre, à la façon des Martine (qui est “à la plage”, “au ski”, “sage sauf une fois au chalet”, etc) les extraordinaires aventures de l’anticyclone des Açores.

Il revient quand Bertrand ?

C’est LA découverte de la semaine : une série drôle, maligne et touchante. Presque à l’image de celui qui me l’a fait découvrir : Thierry, un type malin qui est plus drôle que touchant.

Mais revenons à nos Bertrand. Dans chaque épisode il y a une trouvaille d’écriture ou de réalisation que l’on aurait voulu avoir. Malgré la jalousie de ne pas avoir écrit la série, qui s’installe au fur et à mesure des épisodes, le tout est extrêmement jubilatoire.

Demain, on parlera de la chaleur, à moins qu’il se passe un truc incroyable aujourd’hui. A ce propos, ça vous dirait pas qu’on arrête de répondre “chaudement” quand on nous demande si ça va ? On me l’a fait 50 fois et je l’ai fait 25 fois la semaine passée.

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